Comment mettre en onde un voyage initiatique, musical et spirituel ? Car c'est le thème de ce film empli de symboles et qui recèle différents degrés de lectures.
Le premier, et le plus simple, est un témoignage du jeu d'un batteur, qui passe par différentes phases, cherchant son identité, avançant à tâtons vers un état d'extase. Les prises de sons de cette batterie ont étés pensées de façon naturelle et précise, pour capter un maximum d'informations sur le jeu et ses effets sur chacun des "membres" de la batterie. L'évolution du son de cette batterie suit donc naturellement l'évolution engendrée par le batteur.
Chacune des phases par lesquelles passe le batteur est retransmise par la bande son, de façon symbolique. Le choix des quatre sons archétypes (eau, feu, terre, vent) sont d'une part le reflet "intérieur" du musicien, et d'autre part un symbole fort de réunion des éléments essentiel à la vie, nécessaire à l'aboutissement, l'extase finale. Leurs réunions permet l'envol vers un autre univers "caché", spirituel. On peut considérer ces différentes phases comme un rituel permettant un état de méditation si intense qu'il aboutit à un bien être total, où le corps et l'esprit sont en parfaite osmose.
Plusieurs éléments viennent ponctuer ce voyage, éléments intérieurs, le sang qui coule dans les veines, les voix des "guides", des gardiens de la porte qui mène au "paradis", dont les langues de tout les pays forment une voie universelle, jusqu'à la voie suprême, tout en haut du voyage, au dessus des nuages qui murmurent dans le vent... Ce décollage rompt avec toute réalité, étant une image de l'âme du batteur qui s'élève, pour enfin trouver cet état tant recherché de grâce.
L'apothéose se termine, un sourire aux lèvres, et alors vient la renaissance de l'être, tout ce chemin parcouru pour élever son âme à un nouvel état.
Le symbolisme de l'enfance choisi pour cette renaissance parle bien sur d'insouciance, d'innocence. Cette naissance est sûrement aussi l'aboutissement des recherches du batteurs : la création d'une oeuvre. C'est la encore une interprétation possible, un autre niveau de compréhension. Le générique de fin reprend l'histoire au commencement, avec le vent du début, et ainsi plonge cette acte de création dans un cycle, qui se renouvelle à chaque fois qu'une oeuvre est produite. L'histoire se répète donc, et se répéteras encore et toujours...